L’homme doit manger ! C’est une évidence. C’est, d’ailleurs, dans cet ordre que l’agriculture a été inventée. Seulement, cette pratique ancestrale se doit de suivre les courants et doit donc s’adapter aux contraintes de l’avenir. Quel sera donc le futur de l’agriculture ? Telle est la question que se posent tous les férus dans le domaine.

Le devoir de nourrir des milliards d’individus

D’après les estimations, la population humaine atteindra les 9 milliards d’individus d’ici 2050. Une grande communauté qui se devra d’être nourrit, mais l’agriculture dans son état actuel laisse perplexe quant à la réalisation de ce projet d’envergure. Après tout, sa forme actuelle ne permettra en aucune manière de combler aux besoins de tous les hommes. Ici, l’avenir se focalise d’emblée sur la quantité que sur la qualité. Certes, ces deux valeurs sont importantes, mais la quantité primera obligatoirement sur la qualité quand le volume de la population humaine atteindra ce paroxysme.

Dans ce cadre, les évolutions attendues au niveau de l’agriculture se porteront surtout sur la disponibilité alimentaire tant sur la production que sur son accessibilité, la situation financière de la population rurale pauvre ainsi que de la dégradation de l’écosystème et du changement climatique de masse. Des concepts qui feront indubitablement évoluer les pratiques dans le domaine de l’agriculture.

Une vision allant au-delà du secteur agricole

L’agriculture est un domaine qui joue un rôle important dans l’économie régionale, nationale et mondiale. Pour qu’il se développe, il convient de faire évoluer en même temps d’autres activités dans la chaîne alimentaire. Ici, la vitalité des zones rurales est une priorité. Il est important de considérer la production agricole qui suit la transformation structurelle globale des économies. Pour connaitre l’évolution du domaine de l’agriculture, il convient de prendre en compte plusieurs points clés.

Dans un premier temps, il faut changer la tendance qui veut que l’agriculture soit une activité en baisse dans la population active et au niveau du PIB. Il y a également la question de la réduction des pertes et du gaspillage alimentaire. Pour définir les priorités de production, la transition nutritionnelle est également une question d’envergure. Bien entendu, l’urbanisation croissante prodigue une pression oppressante tant sur les habitudes alimentaires que sur les terres arables. En outre, il convient de dire que la production agricole ne pourra pas, à elle seule, répondre aux besoins énergétiques.

Les aspects de répartition et les modèles de développement

Même si l’équilibre entre le niveau du volume global de la population et la production alimentaire est fait, il faut définir qui gagne réellement dans l’histoire. Notons qu’il y a une relation entre l’augmentation des revenus des agriculteurs pauvres et l’augmentation de la productivité. En outre, même si la technologie agricole évolue conséquemment afin d’offrir à tous l’opportunité de bien manger, l’augmentation de la production dépend aussi d’autres paramètres notamment la politique adoptée par le gouvernement ainsi que le rôle des intervenants dans la production alimentaire. Il convient donc de déterminer la chaine de valeur en mettant la production agricole au centre des intérêts vitaux.

Pour que la production augmente, il faut obligatoirement motiver les agriculteurs en leur créant des opportunités et en diminuant leurs contraintes. Il faut également diversifier le savoir-faire des petits agriculteurs afin qu’ils s’adaptent plus facilement aux besoins spécifiques.

De nombreux médiums que nous avons consultés sans cb nous ont confirmer de grands changements sociétaux à venir.

L’agriculture : changer son paradigme

Laisser les doctrines : « les affaires continuent » ou « business as usual » continuer sera non productif pour l’agriculture du futur. De nouvelles approches devront être adoptées comme la résilience contre la productivité. Le but étant de maintenir une bonne capacité à s’adapter aux contraintes futures. Vient ensuite la productivité de la biomasse contre la multifonctionnalité qui propose une approche plus performante de l’agriculture et cela à tous les niveaux. Par exemple, des semences résistantes aux intempéries et qui produiraient plus de nourritures. Il y a également la question de l’atténuation de la pauvreté afin d’atténuer la vulnérabilité des petits agriculteurs.